La moisson est abondante, mais...

Mardi 07 juillet 2020 — 14e semaine du Temps Ordinaire — Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9, 32-38 — Moi, je suis le bon Pasteur, dit le Seigneur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent.

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Mercredi 03 juin 2020 — Neuvième semaine du Temps Ordinaire — Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12, 18-27 — Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur. Celui qui croit en moi ne mourra jamais.

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Cette fois c'est au tour des Sadducéens de se présenter devant Jésus. Ils ne croient pas à la résurrection. C'est avec la Parole de Dieu qu'ils persuadent Jésus à propos du mariage. Ils connaissent bien la loi de Moïse parce qu'ils étaient de confession juive. La question est : qui sera le mari de la femme, après la résurrection, parmi les sept hommes qui l'a épousée successivement ici bas ? C'est une question piège de la part de personnes qui ne croient pas en la résurrection. Il y a déjà un message pour nous : il n'y pas lieu de débattre des différences de croyance au risque de voir sa foi ébranlée.

Quelle est la réponse de Jésus ? Il dit : "N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ? Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari,
mais on est comme les anges dans les cieux (louant Dieu éternellement)". Cela signifie que lorsque nous étudions les Écritures, soyons prudents : ne tombons ni dans le fondamentalisme ni dans le relativisme.

Jésus a continué l'explication de la résurrection car c'est la question principale ici, le mariage ne n'est qu'une argumentation. Pour les Sadducéens, quand le corps meurt, l'âme meurt aussi ; Jésus explique que bien que le corps meure, l'esprit vit pour toujours. Autrement dit, si nous vivons sans prendre soin de l'âme (vivre selon notre bon vouloir, sans prier, sans se soucier des autres...), cette dernière phrase de Jésus s'applique à nous : "N’êtes-vous pas en train de vous égarer".

Alors, ne soyons jamais comme les Sadducéens, ne croyant pas à la résurrection. Dans notre profession de foi, nous disons toujours : "J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir". Que ce ne soit pas une simple répétition bien rodée. Dans nos actions, dans nos coutumes, dans nos paroles et nos actions, gardons à l'esprit que nous réssuciterons. Le Catéchisme de l'Eglise Catholique (n°998) dit "Tous les hommes qui sont morts : ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, ceux qui auront fait le mal, pour la damnation" (Jn 5, 29).