Il n’est pas le Dieu des morts...

Mercredi 03 juin 2020 — Neuvième semaine du Temps Ordinaire — Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12, 18-27 — Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur. Celui qui croit en moi ne mourra jamais.

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Remi (du latin Remigius, rame ou Remedius, remède) est né, selon la tradition, à Cerny-en-Laonnois, près de Laon, dans la bonne société gallo-romaine; on dit qu'il était le fils du comte Émile de Laon et de sainte Céline.

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D'après la Vita Remigii rédigée par Hincmar avant 882, sa naissance avait été annoncée par un ermite aveugle. Ce dernier fit sans doute des études, comme on en faisait dans son milieu, à Reims, puis fut élu évêque de Reims à seulement vingt-deux ans. Il n'était même pas encore entré dans les ordres. Le frère de Remi, Principius, était déjà évêque de Soissons.

Saint Remi baptise Clovis le jour de Noël. Il lui conféra le baptême à Noël d'une date comprise entre 496 et 506. Selon les Dix livres d'histoire de l'évêque Grégoire de Tours, 3 000 Francs furent baptisés avec lui ainsi que ses deux sœurs, Alboflède et Lanthechilde.

Le baptême de Clovis est un des événements-clefs de l'histoire catholique et à partir d'Henri Ier en 1027, tous les rois de France seront sacrés à Reims sauf Louis VI, Henri IV et Louis XVIII. Le chroniqueur italien du XIIIe siècle, Jacques de Voragine, raconte que, selon Hincmar, archevêque de Reims (vers 802-882), comme il n'y avait pas de saint chrême pour oindre le front de Clovis, le Saint-Esprit lui-même, sous la forme d'une colombe, en aurait apporté dans une fiole, une ampoule, et ce serait cette Sainte Ampoule qui aurait servi par la suite à l'onction des rois de France durant leur sacre.

Clovis Ier accorda à Remi des terres, où ce dernier fit bâtir et consacra un grand nombre d'églises.

Une de ses lettres, à propos d'un certain Claudius, un prêtre qu'il avait consacré, lui valut les réprimandes de ses confrères évêques, qui jugeaient que Claudius ayant fait des dettes méritait d'être dégradé. La réponse de Remi plaide en faveur de la miséricorde et exprime sa vive admiration pour l'œuvre de restauration chrétienne accomplie par Clovis.

A sa mort le  13 janvier 533, Remi a été enterré dans une petite église Saint-Christophe, devenue la basilique Saint-Remi. En 852, Hincmar procéda à une élévation des reliques, dont une partie minime fut déplacée à Sainte-Marie de Reims. La châsse fut mise à l'abri des invasions normandes en 882 à Épernay, puis dans l'église de l'Abbaye Saint-Pierre d'Orbais, puis solennellement rapportée en juin 883 à Sainte-Marie. En 900, l'archevêque Hervé replace les reliques à Saint-Remi où elles ont été vénérées jusqu'à la Révolution française. Le corps de saint Remi était conservé intact.